Détour par la YIA, la foire d’art contemporain de la jeune création

Après avoir suivie sur les réseaux sociaux la YIA Art Fair de (très) près, je n’ai pas pu résister. Je voulais me faire ma propre idée. Hier, (dernier jour de la foire) j’ai pris le premier train direction Paris. Métro 5, sortie République me voilà arrivée au carreaux du temple qui accueillait cette année la Young International Art Fair. 65 galeries venues de partout dans le monde sont venues mettre en avant le travail des jeunes artistes qu’elles représentent. Ballade sur moquette grise entre les allées, riches échanges avec les galeries, mais aussi les artistes. Rires, blagues et coup de coeur, aujourd’hui voici en quelques mots et en images les sept oeuvres incontournables de cette 5ème édition.

  1. Soda Gallery basée à Bratislava présentait deux superbes pièces de Marek Kvetan. J’ai littéralement flashé sur les gants de boxe (King, 2010) customisés avec de grosse perles en plastique bling-bling façon « Do It Yourself » accrochés au mur qui ont quelque chose d’attrayant et d’effrayant. marek-kvetan-bratislavasodagallery-yia-bratislava
  2. J’ai aimé VOST, une pièce de Rémi Groussin montrée par Un-spacedune galerie parisienne. Les verres brisés, superposés, posés à même le sol, sortes d’écrans sur lesquels seuls sont restés les sous-titres. Comme des souvenirs d’histoires entremêlées. (VOST, 2015)remi-groussin-unspaced-parisremi-groussin-unspaced-paris
  3. Vous connaissez probablement déjà ses peintures, mais ce sont ses dessins, plus spontanés, qui m’ont le plus marqué. Guy Yanai est représenté par la galerie Derouillon à Paris.guy-yanai-galerie-derouillon galerie-derouillon-yia
  4. Dans les peintures de Charlotte Hopkins Hall proposée par la Galerie Biesenbach, la chevelure est dans tous ses états. Tantôt identité, barrière ou motif, j’ai apprécié la manière dont elle traite le sujet.charlotte-hpkins-hall-yia-parischarlotte-hpkins-hall-yia-paris
  5.  Dans le travail de Nikita Kadan mis en avant par la galerie Transit, les architectures modernistes s’implantent sur les ruines de briques rouges serait-ce un moyen de mettre en valeurs une Histoire passée? (Everybody wants to live by the sea, 2014)Nikita-karan-galerie-transitNikita-karan-galerie-transit
  6. On est coincé entre deux mers, immergé par le bruit des vagues. Ce paysage d’ordinaire familier prend des allures surréalistes. Une très belle vidéo (Two skies, 2013) de Lukas Marxt présentée à la galerie Stéphanie Jaax qui fait aussi parti des « coups de coeur » de Le châssis (un site dédié entièrement à la jeune création), un avis que je partage volontiers!lukas-marxt-yia-paris
  7. Pour finir, une sculpture d’Axel Lieber, montrée par la galerie Vincenz Sala m’a interpellé. Une idée simple et efficace. Jeu de sculpture entre le vide et le plein, un dessin dans l’espace.

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Et voilà, la semaine Où paris a vécu au rythme de l’art contemporain s’achève, j’espère que ça vous a plu 🙂

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