Sur place ou à emporter

Toute l’année elles sont là, elles attendent patiemment que quelqu’un vienne les déloger pour pouvoir dialoguer avec un autre lieu, un espace plus intime : le vôtre. Elles sont toutes là. Posées délicatement sur le sol, bordant les murs, elles se superposent s’amoncellent. Elles attendent leur tour. Elles se présentent à nous, sans prétention aucune. Je sais pertinemment que je ne peux pas toutes les emmener, mais que mon plaisir est grand de les observer, de les feuilleter, d’être là, au milieu de toutes. Elles, moi et rien d’autre.

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C’est dans l’artothèque de la rue Bressigny (au cœur du centre-ville d’Angers). que j’ai toujours le plaisir d’approcher de nombreuses pépites, des lithographies de Bruno Peinado à Glen Baxter en passant par les sérigraphies de Vincent Mauger et Raphaél Zarka, j’en passe tant il y a de nom.

Dynamique et impliquée dans la diffusion, la médiation et la collection d’art contemporain leurs initiatives sont grandes. Parfois Hors les murs, comme en ce moment où le Musée des Beaux Arts leur donne carte blanche pour exposer les nouvelles acquisitions. Entre conférences et expositions, l’équipe de l’artothèque vient de sortir sa première revue « Aller-Retour » (que je vous conseille) ; portraits d’artistes, dossiers thématiques et entrevues. Le petit plus : l’équipe confie la réalisation de la couverture à un artiste et un multiple est produit spécialement pour les lecteurs.

Alors, n’hésitez plus, laissez vous embarquer pour l’Artothèque d’Angers.


Les artothèques sont des établissements culturels dont les fonds sont constitués d’œuvres d’art contemporain. Elles prêtent ces œuvres à leurs publics. Leur développement s’est accéléré en France dans les années 80, grâce au mouvement de décentralisation culturelle. La France compte une cinquantaine d’ artothèques.

 

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