Ballade parisienne

Cette semaine, on change les règles. On se laisse guider uniquement par les titres des expositions et on part à la découverte de nouveaux lieux. Billet de train en poche, fraicheur et grand soleil, en route pour une tournée des galeries où la surprise à toute sa place. 

sepand-danesh-paintingsepand-danesh-backslash-gallerysepand-danesh-backslash-gallery1. Et je ne suis pas déçue en poussant la porte de la Backslash Gallery. Des papiers peint aux motifs singulier, des objets aux références subtiles, la verticalité des coins, les étagères qui semblent flotter dans un univers presque aussi virtuel que la 3D. Ce flottement des objets et des choses nous interpèlent dans les peintures de Sépànd Danesh et nous ramène aux questions de l’imaginaire. Ce flottement, qui nous suggère qu’il ne s’agit pas de la simple représentation d’une nature morte observé et reproduite. C’est ce flottement qui séduit. À l’image du mouvement incessant des idées, du dialoguent entre les formes et les cultures, Des ruines pour origine retrace et met en avant les métamorphoses de la pensée de Sépand Danesh, qui glissent d’une toile à une autre.

Des ruines pour origine, première exposition personnelle de Sépànd Danesh. C’est à apprécier à la Backslash Gallery du 11 février au 2 avril 2016 (toutes les informations ici)

GDM-flower-powerGDM-flower-powerGDM-flower-power2. Flower Power, un titre alléchant qui donne envie d’aller chercher sa dose de couleur et de vitamine D. La Galerie de multiples propose une exposition résolument « green » où le végétal est décliné. Par la discretion et la finesse d’une branche épineuse blanche de Didier Marcel qui se fond dans le mur de la galerie en passant par cette plante verte de Marie Denis qui semble avoir expulsé, en vain, toutes ses tâches de couleurs sur un spectateur qui se serait trop approché, comme un processus d’auto-défense.

Flower Power, une exposition où les plantes et les fleurs révèlent leur coté obscur avec : Stéphane Calais, Viriya Chotpanyavisut, Isabelle Cornaro, Ann Craven, Marie Denis, Thea Djordjadze, Didier Marcel, Bernhard Rudiger, Lei Saito et Alain Séchas, vous attend du 6 février au 15 mars 2016, à la Galerie de multiples. (toutes les informations ici)

lecoeur-paris-onlyloverslecoeur-paris-onlyloversjonathan-sullman-installation3. Le mois du « Love » s’achève et l’exposition Only Lovers aussi. Timothée Chaillou a réuni une centaine d’artistes qui ont créé une oeuvre spécialement pour l’occasion sur le thème du jeu de carte et de la figure du coeur. Des pièces parfois décevantes, qui manque à mon goût de subtilité quand on connait déjà le travail des artistes, mais on peut être totalement charmé et envouté par la découverte d’autres pratiques comme la photo d’Andrew Guenther ou encore la sublime installation de Jonathan Sullam au sous-sol.

Curieux, vous avez encore trois jours succomber à la tentation. Only Lovers, une proposition de Timothée Chaillou jusqu’au 21 février 2016 à Le coeur Paris. (toutes les informations ici)


Tentez par une ballade parisienne? N’hésitez pas à partager avec moi, vos découvertes et vos coups de coeur dans les ci-dessous 😉

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